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la construction

Si l’impossible venait à se produire, le Titanic ne possède que 20 canots de sauvetage, cela suffit à peine pour transporter la moitié des passagers.

Pourtant, il n’enfreint aucune loi, celle-ci datant de 1894 se base sur le tonnage du bateau et non sur le nombre de passagers, 20 canots pour 1178 passagers. Les trois paquebots sont confiés à la Harland & Wolff de Queen Island, près de Belfast, en Irlande du Nord. Fondée en 1847, cette entreprise, qui emploie plus de 14 000 personnes et qui peut fabriquer huit navires à la fois, est le plus grand chantier naval du monde. Les plans des trois paquebots sont dessinés par son équipe d’ingénieurs, dirigée par Thomas Andrews.

Avec sa double coque en plaques d’acier rivetées et ses 16 compartiments séparés par 15 cloisons étanches, le Titanic offrait une sécurité maximale. Si jamais un des compartiments était touché, on pouvait fermer les cloisons depuis la passerelle à l’aide d’une commande électrique. En cas d’entrée d’eau massive, on pouvait également les fermer manuellement ou automatiquement par l’intermédiaire de flotteurs de sécurité.

Le transatlantique était aussi muni de huit pompes offrant une capacité d’évacuation de 400 tonnes d’eau à l’heure. De plus, le Titanic avait un système de navigation à la fine pointe de la technologie de l’époque. Ses dimensions colossales le mettait à l’abri de la pire tempête pouvant arriver. Le paquebot disposait aussi de détecteurs de fumée dans les endroits les plus propices. La sonnerie d’alarme assurait une intervention rapide des employés en cas d’incendie. Et pour finir, un appareil de détection acoustique permettait de repérer les obstacles immergés. Pas étonnant qu’en 1912 le Titanic ait été en quelque sorte considéré comme un chef-d’oeuvre de l’architecture navale !

En juin 1911, L’Olympic appareille pour son voyage inaugural. La White Star semble jouer de malchance, le 20 septembre 1911, l’Olympic, moins de quatre mois après sa première traversée de l’Atlantique, sous les ordres du Commandant Edwards J. Smith, qui commandera par la suite le Titanic, entre en collision avec le croiseur de la Royal Navy Hawke. La proue du croiseur crève la poupe de l’Olympic à deux endroits différents endommageant sérieusement son hélice et son vibrequin. Le monstre blessé doit retourner à Belfast pour les réparations. Elles durent sept semaines et la White Star dépense 1/6 du coût de construction du paquebot. À peine réparée l’Olympic heurte une épave et perd une pale de son hélice, toujours sous les ordres du Commandant Edwards J. Smith. Retour à la case départ où d’autres réparations l’attendent. Le voyage inaugural du Titanic est retardé en raison de l’envoi d’ouvriers et d’outillages pour réparer l’Olympic.

Le 11 octobre 1911, La White Star Line annonce officiellement, dans le Times de Londres, que le voyage inaugural du Titanic aura lieu le 10 avril 1912.