Section S.O.S.

S.O.S
Iceberg droit devant
L'Amour sur le Titanic
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une croisière merveilleuse...
Les premières journées de la traversée la satisfaction est générale. Le Titanic bénéficie d'un temps merveilleux. La mer est calme, pas de vent, pas la moindre brise. En quatre jours, on ne verra pas plus que dix minutes de brume ... La température est clémente et favorise les promenades quotidiennes sur les ponts extérieurs.

L'ingénieur Andrews est satisfait. Le bâtiment va à merveille. Certains passagers de première classe ont signalé un certain déséquilibre. Le navire penche sur bâbord. Le charbon devra être répartit d'une meilleure façon pour le prochain voyage.
Donc, la journée du 14 avril suit le rythme des journées précédentes. La journée se passe parfaitement bien, ensuite les gens se retrouvent dans le grand salon, dans les fumoirs ou au café parisien. Les passagers commencent ensuite à se disperser. On se couche relativement tôt à bord des paquebot de la belle époque. Les lumière du salon s'éteignent à 23h00, celle du fumoir à minuit. Jamais le Titanic n'a avancé aussi vite. Une légère vibration est perceptible.

Le premier officier Murcoch est de quart. La passerelle est plongée dans l'obscurité. Deux veilleurs se trouvent dans le nid-de-pie, reliés à la passerelle par téléphone. Le Titanic a reçu plusieurs messages indiquant la présence de glaces entre le 40e et le 42e parallèle, au nord-est et au sud de sa route. La nuit est claire et sans lune, toute noire.

Soudain à 23h40 les veilleurs donnent trois coups de cloche. "Iceberg droit devant" "Merci" répond Murdoch. "Barre à gauche toute" "Stoppez les machines, en arrière toute" Mais rien ne se produit pendant des secondes interminables. Le Titanic ne réagit pas. Le choc semble inévitable. Lentement, l'étrave finit par se déplacer vers la gauche. L'avant du Titanic heurte ou plutôt racle l'iceberg, qui défile tout le long de sa coque en faisant pleuvoir une grêle sur le pont des embarcations. Un choc à peine perceptible. Le capitaine Smith arrive aussitôt. Le paquebot est alors arrêté et pivote lentement sur lui-même.

Dans le fumoir de deuxième classe, on entendit quelqu'un demander en riant s'il pouvait avoir un morceau de glace pour mettre dans son whisky.

Ce que Carl Johnson, passager de 3e classe vit dans sa cabine était encore plus inquiétant. Parmi les moins luxueuses du navire, sa cabine était située presque au niveau de la mer, très en avant. Il s'habillait pour aller voir d'où venait le choc, en allumant la lumière, il se rendit compte que l'eau passait sous sa porte. Le temps de s'habiller il en avait jusqu'au chevilles.
Le capitaine Smith a fait appeler Thomas Andrews, le directeur des chantiers Harland et Wolff, qui, en tant que constructeur du navire, faisait le voyage inaugural pour corriger tous les défauts susceptibles d'apparaître pendant la première traversée. Si quelqu'un pouvait se rendre compte de la gravité de la situation, c'était bien lui.


Personnage étonnant que ce Thomas Andrews ! Il connaissait le Titanic dans ses moindres détails, et aucun ne lui était indifférent. Il aurait pu prévoir comment le navire allait réagir dans telle ou telle situation. En somme, il comprenait les navires comme certains hommes comprennent les chevaux, et il comprenait tout aussi bien les hommes qui travaillent sur les navires. Tout le monde venait le trouver pour évoquer ses problèmes.

Jusqu'ici son voyage s'était passé tout à fait normalement. Il parcourait le navire de long en large, le jour en prenant des notes. A 18h45, il s'habillait pour le souper, après il retournait à sa cabine, la A-36, et il mettait en ordre ses notes de la journée pour préparer ses futures recommandations.

Absorbé par son travail il n'avait pas entendu la secousse au moment de la collision. Il fallut le message du capitaine pour l'arracher à ses papiers. Quelques minutes plus tard il inspectait le navire en compagnie du capitaine Smith.

Quelle conclusion en tirer ? Thomas Andrews leur expliqua calmement : le Titanic pouvait flotter avec deux compartiments noyés, n'importe lesquels ; ou trois des cinq premiers ; ou même avec les quatre premiers. Mais en aucune façon, il ne pouvait flotter avec les cinq premiers compartiments noyés. C'était mathématique. Mais c'était tout de même un choc.

A 0h05, 25 minutes après la collision, le capitaine Smith ordonne à son second Wilde de faire préparer les canots de sauvetage, au premier officier Murdoch de rassembler les passagers, au sixième officier Moody de sortir la liste d'affectation pour chaque canot, au quatrième officier Boxhall de réveiller le second officier Lightoller et le troisième officier Pitman. Ensuite, le capitaine alla lui même aviser la radio sur le pont des embarcations.

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