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Iceberg droit devant
L'Amour sur le Titanic
 
 
 
 
 

 

 

 

 

L'Amour sur le Titanic
Lors de l'embarquement, combien de couples ont été détruits par cette tragédie ?

Qu'en est-il de l'amour sur le Titanic ?

Combien de femmes ont dû choisir entre partir et vivre ou rester et mourir ?

Combien d'entres elles ont vraiment choisis tout en étant pleinement conscientes de ce qui se passait ?

Et pour combien d'autres l'homme a pris la décision ?


Sur le pont des embarcations plus personne ne souriait on prenait à peine le temps de se dire au revoir...

-Tout ira bien, ne t’inquiète pas, dit Dan Marvin à sa femme (ils étaient mariés depuis quelques jours à peine) Par devant, je te rejoins dans un moment.

Et il lui envoya un baiser pendant qu’elle montait dans le canot.


-À tout à l’heure, dit avec un sourire M. Dyker à sa femme qu’il aidait à enjamber le plat-bord.


-Sois courageuse ; quoi qu’il arrive, sois courageuse, dit Monsieur W.E. Minahan à sa femme en s’éloignant.


Monsieur Tyrell Cavendish, lui, ne dit rien à Mme Cavendish. Juste un baiser… Un long regard… Et il se noya dans la foule.


En disant au revoir à sa femme et à ses trois filles, Monsieur Mark Fortune, qui restait avec son fils à bord du Titanic, reprit à son épouse les objets de valeur qui lui avait d’abord confiés.

-Je m’en charge, expliqua-t-il. Nous prenons le bateau suivant.



Mme Walter D. Douglas suppliait son mari :

-Walter, je t’en prie, vient avec moi !

-Non, lui répondit Monsieur Douglas, je dois me conduire comme un homme.

-Essaie de rester avec Monsieur Moore et le major Butt. Ils sont forts et solides, et ils arriveront sûrement à s’en tirer.

Ce fut le dernier conseil que sa femme lui donna...


Mais il y avait aussi des femmes mariées qui refusaient de quitter leurs époux.

M. et Mme Edgar Myer, des New-Yorkais, eurent tellement honte de se disputer en public, qu’ils redescendirent dans leur cabine. Ils finirent par accepter de se séparer à cause de leur tout jeune enfant.


Arthur Ryerson, pour décider sa femme, lui dit :

-Il faut obéir aux ordres. Si on dit : Les femmes et les enfants d’abord, il faut obéir. Je reste ici, il ne nous arrivera rien


M. et Mme Lucien Smith étaient confrontés au même dilemme. En voyant le capitaine Smith tout près d’eux, Mme Smith eut une inspiration. Elle alla le trouver, lui dit qu’elle était seule au monde, demanda si son mari pouvait partir avec elle. Sans lui répondre, le vieux capitaine porta le mégaphone à sa bouche et cria : Les femmes et les enfants d’abord ! Alors Monsieur Smith s’avança et lui dit :

-N’y faites pas attention, capitaine. Je vais la faire monter dans un canot. Puis se tourna vers sa femme il lui dit en parlant très lentement : C’est la première fois que je te demande de m’obéir. Je le dois. Si l’on fait monter les femmes et les enfants d’abord, c’est uniquement parce que c’est la façon normale de procéder. Le navire est très bien équipé, tout le monde sera sauvé.

Mme Smith lui demanda s’il disait bien la vérité. Sans hésitation, il lui répondit :

-Oui.

Ils s’embrassèrent, et, tandis que le canot de sauvetage descendait lentement vers la mer, il lui cria encore :

-Garde tes mains dans tes poches ! Il fait très froid !

Plus facile à dire qu’à faire...

 

Mme Taussig s’agrippait désespérément à son mari quand le canot numéro 8, où se trouvait déjà leur fille, commença à descendre. Mme Taussig se retourna en criant :

-Ruth !

Une seconde d’inattention. Deux hommes en profitèrent pour l’arracher à son mari et l’emmener jusqu’au canot.


Il fallut que deux matelots prennent Mme Charlotte Collyer par le bras et par la taille qu’ils traînèrent sur le pont pour parvenir à la séparer de son mari. Elle donna des coups de pieds et se débattit tant qu’elle put pour essayer de se libérer, malgré son mari qui lui criait :

-Va'y au nom du ciel, sois courageuse, monte dans le canot ! Je trouverai bien une place dans un autre !


 


La plupart des femmes, pourtant, montèrent dans les canots - conduites par leur mari ou escortées par des protecteurs.

Ce soir-là, les gestes de courtoisies prenaient tous leurs sens...

 

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